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London Friday 17th April 2009 |
1.
SURVIVRE AVEC LES TIC
EN FORMATION
2. INTÉGRER
LES TECHNOLOGIES NOUVELLES
3. SEPT
CONDITIONS POUR L'INTÉGRATION
4. QUELQUES
USAGES DES TIC EN FORMATION
5. AMÉLIORER
LES APPRENTISSAGES
6. L'ENSEIGNANT
ACCOMPAGNATEUR
Bibliographie
1. SURVIVRE AVEC DES
TIC EN FORMATION
J’aimerais
explorer avec vous les conditions de réussite de l’intégration des
technologies de l’information et de la communication (TIC) en
formation linguistique.
Vivre
avec des
ordinateurs dans sa classe de langue
enseigner, planifier,
superviser
contrôler et vérifier
les apprentissages avec ces outils est
stressant et dérangeant. Que fait-on
d’un outil aussi versatile ? Comment apprivoiser l'ordinateur
et Internet ? Comment changer ses
pratiques d'enseignement ?
Il
y a 30 ans que nous œuvrons à
l’intégration
des technologies dans divers pays.
À
des rythmes différents, selon des bonheurs changeants,
succès et échecs se succédant
– certains
perdant patience,
prétendent que c’est un éternel
recommencement – et pourtant... Chaque boucle
de la spirale innovante nous porte plus loin en avant.
2.
INTÉGRER LES TECHNOLOGIES NOUVELLES
Nous
pouvons toujours utiliser le qualificatif
«nouvelles» pour
la simple raison que les technologies de la formation nous proposent
régulièrement de nouveaux outils.
Après les
didacticiels (exerciseurs, tutoriels, présentateurs,
démonstrateurs) nous avons connu les simulateurs, les
expérientiels et les logiciels outils (traitement de texte,
chiffriers, base de données). Je passe sur l'intelligence
artificielle. Ensuite, ce furent le courrier électronique,
le
tableau électronique interactif (Active board), le
web1 puis le web2, enfin le BLOGUE, la baladodiffusion et les
cours virtuels en apprentissage mobile (M-learning)
Nonobstant la technologie mise
en oeuvre, pour qu’il y
ait apprentissage linguistique et intégration
réussie de ces technologies en formation ceux-ci doivent
favoriser le développement des
principes didactiques suivants :
FIGURE 1
|
1-
accroître les contacts enseignants-étudiants;
2-
favoriser des attentes élevées
vis-à-vis des élèves;
3- soutenir
l’apprentissage réactif,
proactif
et interactif;
4-
faciliter une rétroaction
immédiate et efficace;
5-
améliorer et augmenter le temps
d’études et de lecture;
6-
encourager des talents
diversifiés;
7-
valoriser la coopération
entre les
étudiants.
|
Si
les technologies de formation ne contribuent pas à
développer ces principes
pédagogiques elles peuvent tout de même
s'avérer des
outils utiles mais valent-elles les efforts et les dépenses
qu'elles réclament ?
Convenons
dès à présent que pour
intégrer les technologies le
principal défi n'est pas de multiplier les outils.
On ne peut mesurer cette réussite au quantum du ratio
élèves/ ordinateur non plus
qu'à l'aune des vitesses
de transmission sur Internet.
Pourtant, admettons que plus il y a
d’ordinateurs, plus souvent ils sont branchés
à Internet et plus fréquemment
les enseignants les utilisent dans leur pratique quotidienne en classe
ou en centre de formation.
«Ceux qui en ont
plus de cinq
dans leur classe les utilisent davantage que ceux qui en ont moins
que cinq».
Aux
États-Unis, 84 % des professeurs
considèrent que l’utilisation de
l’ordinateur et l’accès à
Internet sont des moyens d’améliorer la
qualité de
l’enseignement. Pourtant, ils ne sont que 26 % à
l'utiliser régulièrement en
classe.
Il
faut se préoccuper des élèves puis
s'occuper des technologies. Pas l'inverse. C'est le
fondement d’une vision
humaniste
et
d’une approche
systémique
de l'innovation technologique en éducation.
Dans le
passé, trop souvent la mise en
œuvre des technologies de l’information
s’est faite sous le signe de l’improvisation par osmose
et contagion de
proximité. Cette vision
«utopiste»
du processus
d'intégration procède ainsi : un enseignant met
sur pied
un projet innovant faisant appel aux TIC.
L'innovateur croit que spontanément ses
collègues, intrigués par autant
d’innovation et envieux d'un tel succès,
souhaiteront ardemment transformer leur pédagogie et
innover. Ca ne marche pas.
Il faut organiser la subversion
et à cette
vision «spontanéiste»
de la diffusion de l'innovation, il faut
opposer une approche
systématique et systémique.
3.
SEPT CONDITIONS POUR L'INTÉGRATION
FIGURE
2
1 |
Une
volonté politique
affirmée qui conforte les gestionnaires locaux dans leurs
efforts et leur soutien
« indéfectible » aux
enseignants.
|
2 |
Des
ressources
financières importantes et annuellement
assurées pour plusieurs années,
condition d’une planification de longue durée.
|
3 |
Des
ordinateurs
nombreux,
performants, fiables, accessibles, branchés en
réseau et reliés à
Internet pour la télécollaboration et les
communautés d’apprentissage. |
4 |
Des
applications puissantes, stables,
dédiées, faciles d’emploi, conviviales
et qui offrent l’accès à des contenus
dans la langue
d'enseignement et des ressources numériques de
qualité parfaitement adaptés aux disciplines.
|
5 |
De
l'information et du soutien en
bonne quantité et selon un flux constant et
régulier. |
6 |
Un
plan systémique
d’intégration fruit d’une heureuse
complicité entre les partenaires de l'éducation
(enseignants, directeurs,
conseillers pédagogiques, responsables technologiques. |
7 |
Du
temps
pour les
enseignants, du temps pour la réflexion, pour la formation,
pour
la planification de situations
d’apprentissage et d’évaluation
(SAE).
|
Source : « A soir, on fait pas peur au monde
»
4. QUELQUES USAGES DES TIC EN FORMATION
Les TIC se
révèlent efficaces quand elles
s’intègrent à une didactique
diversifiée qui articule finement les activités
d’apprentissage et les
approches pédagogiques diversifiées.
Les approches empiriste-
behavioriste, rationaliste-
cognitiviste et humaniste-
constructiviste auxquelles on
associe du point de vue technologique les
applications informatiques et les démarches réactive,
proactive
et interactive.
La
figure 3 résume ces
trois approches pédagogiques et présente pour
chacune la définition de l’apprentissage, de
l’apprenant, le rôle de
l’enseignant, le statut des connaissances, les
méthodes d’enseignement ainsi
que les outils numériques
privilégiés.
|
|
Empirisme
Béhaviorisme
|
Rationalisme
Cognitivisme
|
Humanisme
Constructivisme
|
|
Définition de
l'apprentissage
|
Changement dans les comportements
observables.
|
Changement
dans les manières de penser et de résoudre des
problèmes. Conflits cognitifs.
|
Changement dans les
manières de penser, activités
de création coopérative. Motiver.
|
|
Définition de
l'apprenant
|
Apprentissage
réactif, écoute, regarde,
réagit et tente de reproduire, transfert.
|
Apprentissage
proactif,processeur
d'information,traite l’information,processus
réflexif, attente
élevée
|
Apprentissage
interactif, constructeur de savoirs qui amorce un
projet et
s’autorégule, réflexif,
attente
élevée.
|
|
Rôle de l'enseignant
|
Transmetteur d'information, de
connaissances, il présente, décrit,
schématise, planifie et vérifie.
|
Gestionnaire
des apprentissages, guide, anime, dirige, conseil, explique, met en
situation problèmes, régule, remédie.
|
organise,
propose, suggère, laisse agir et
remédie, suggère
l’autorégulation
|
|
Statut des connaissances/
compétences
|
l'apprenant doit
acquérir-assimiler et reproduire.
|
Réalité
externe que l'apprenant doit intégrer à
ses schémas mentaux et réutiliser. Réflexivité.
|
Réalité
externe objective mais perçue et reconstruite,
compétence = savoir agir en mobilisant des ressources
|
|
Méthodes
d'enseignement
|
Enseignement
de groupe, explicite, E3, pratique
répétée, rétroaction
immédiate, temps
d’étude, contacts
fréquents.
|
- Enseignement
individualisé, différencié, stratégique,
- démarche
déductive inductive,
plus de temps d’étude, analyse, comparaison,
évaluation,
contacts fréquents.
|
contacts
moins fréquents, valorise la
coopération.
|
|
Outils numériques
privilégiés
|
Exerciseurs,
tutoriels, jeux,
compétence
TIC, animation,
Web, portfolio,
test
mots
cachés, mots croisés, (Nerouchef)
|
- Simulations, simulation, simulation,
robotic, problèmes,
Web, DAO, expériences,
géométrie, laboratoire
virtuel, SAE, Scoop,
|
Outils,
tableur, film, plate-forme édition, portfolio,
journal,
télécorrespondance et jumelage, correspondance.
photo-roman,
applications
d’apprentissage, blogue.
|
Les TIC
favorisent-elles naturellement la coopération et le partage
des découvertes?
Pas nécessairement. Il est vrai que les TIC facilitent la communication.
La communication est une condition
nécessaire, mais non suffisante de la coopération.
Pour que
les TIC améliorent la coopération, il faut une
approche pédagogique
coopérative, des activités
pédagogiques qui initient l’échange et
encouragent la collaboration. Pour favoriser la coopération,
il faut
valoriser la collaboration et contrer la compétition, décourager
l’individualisme et combattre
l’égocentrisme, même avec les
TIC.
DES
EXEMPLES d'APPLICATIONS ÉDUCATIVES
5. AMÉLIORER
LES APPRENTISSAGES
L’intégration des technologies peut-elle
assurer pour autant de meilleurs résultats aux
élèves. De nombreux
facteurs favorisent l’atteinte de cet objectif, notamment
l'approche
pédagogique privilégiée dans chaque
contexte particulier et la façon dont la
technologie est mise en œuvre.
Le Centre de
recherche CARET (Bill et Melinda Gates
Foundation) a comparé des centaines de recherches
américaines mesurant les
effets sur les élèves et leurs apprentissages de
l’utilisation des TIC à
l’école.
Il semble, qu’à certaines conditions,
l’usage des TIC améliore les
résultats scolaires des élèves.
1. La
technologie améliore les
résultats scolaires
quand le
dispositif technologique d’enseignement :
1.1 soutient directement les
objectifs du programme d'études;
1.2 offre des possibilités de collaboration;
1.3 s'ajuste aux capacités et
à l'expérience antérieure et
fournit une rétroaction rapide;
2. La technologie permet le développement des opérations cognitives d'ordre
supérieur quand
2.1 On
enseigne aux élèves à appliquer le processus de la résolution
de
problèmes et qu'on leur donne des
occasions d'appliquer la
technologie à la recherche de solutions;
2.2 Les
élèves travaillent dans des communautés
d’apprentissage à l'aide
des technologies pour résoudre des problèmes;
2.3 Les élèves emploient des outils de
présentation et de communication
pour traiter, présenter,
éditer et partager des résultats de travaux.
3. La technologie améliore la motivation des
élèves
s’ils
emploient des :
3.1
Applications pour produire,
présenter et partager leurs travaux
avec des pairs;
3.2 Applications ludiques pour
développer des habiletés
et des connaissances de base.
6.
L'ENSEIGNANT ACCOMPAGNATEUR
«Les TIC remettent en cause une organisation
mais aussi une identité professionnelle et une inscription
sociale dans une
société en mouvement, donc les conditions
même de leurs appropriations.
»
Les
contours de ces apprentissages qui ne sont plus d'ordre technique, mais
cognitif et comportemental, imposés par les TIC commencent
à se dessiner à
travers le vécu quotidien.
Un
rôle de
GUIDANCE s'impose aux enseignants. Il ne s'agit pas là d'une
nouveauté. Guider
l'élève a toujours été une
tâche du métier d'enseignant. La
facilité
d'accès des élèves à cette
connaissance massive mais pas nécessairement
validée, organisée, structurée,
interprétée, contextualisée rend cette
mission
de l'école encore plus impérieuse.
L'enseignant
est l'observateur, le "manager", la personne
ressource du triptyque :
1) TECHNOLOGIE,
2) DIDACTIQUE des matières et
3) APPROCHE PÉDAGOGIQUE DIVERSIFIÉE,
ou l'élève est le premier acteur de
sa formation en contexte- milieu
d'enseignement
structuré et systémique.
Bibliographie
ALEC’S
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networked Teacher,
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métasynthèse des
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11-19,
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BIBEAU, R. Ainsi parlait
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