|
|
robertbibeau@hotmail.com 17.01.2011 http://www.robertbibeau.ca/palestine3.html |
| Pour consulter l'éditorial en format WORD ![]() |
1. La crise économique L’empire
américain s’affaiblit. Ce constat que les
maîtres de l’empire rejettent, le peuple américain
l’appréhende. Un sondage d’opinion
d’août 2010 a mis en évidence
que 65% des Américains pensaient que leur pays était
désormais « en état de
déclin » (1). Il
est malheureusement exclu
que l’empire s’effondre de lui-même, tout doucement,
sous le poids de ses
dettes et de ses contradictions internes. L’empire ottoman a
été démembré après
sa défaite au cours de la Grande guerre. Le IIIe Reich allemand
a été écrasé
après avoir mis l’Europe à feu et à sang.
L’Empire britannique a connu son
dernier sursaut suite à sa mise en échec en Inde et
devant le Canal de Suez.
L’empire français a saccagé l’Indochine et
l’Algérie avant de déclarer forfait.
L’empire américain s’accroche, s’arme et
résiste à sa mise au rancart. C’est de la
bête blessée dont il faut se méfier
davantage (*).
1.1
La stratégie américaine Les partenaires
commerciaux des États-Unis se sont fait
flouer par le dollar. La spéculation sur les marchés
monétaires internationaux,
la gestion frauduleuse de valeurs boursières fumeuses (dont on
verra la
mécanique dans le chapitre sur les produits
dérivés), le surendettement des
divers paliers de gouvernement, fédéral, états et
municipalités – (la dette
américaine est actuellement de $13,877,230,355,933.00 $ et elle
augmente de
4 milliards par jour, selon de professeur Kotlikof de
l’Université de Boston
elle serait en réalité 15 fois supérieur et se
chiffrerait à 201 trillions de
dollars), le
déficit budgétaire fédéral devrait
être de 1 580 milliards en 2010 – tout
ceci a entraîné la dévaluation du dollar et donc la
dépréciation des
immenses réserves de tous les pays créditeurs des
États-Unis, notamment la
Chine. En
décembre 2010, la
Réserve fédérale américaine (Fed) a
annoncé un deuxième cycle d’assouplissement
quantitatif (« quantitative easing »)
– l’impression de
mille milliards de dollars américains – une
démarche agressive et
unilatérale, largement perçue par les rivaux
économiques des États-Unis comme
un acte d'hostilité. Cette
dévaluation de
fait du dollar a
pénalisé tous les détenteurs de devises
américaines (notamment tous les pays
producteurs de pétrole qui effectuent leurs transactions en
dollars). Les pays
concurrents des États-Unis cherchent à défendre leurs
industries d’exportation
en intervenant pour bloquer l’augmentation de leur taux de change
et contenir
les investissements spéculatifs qui font monter leur monnaie en
provoquant une
surchauffe de leur économie (2). En effet, quand une monnaie
comme le
dollar se dévalue, les investisseurs convertissent leurs avoirs
en monnaies
fortes, plus rentables et plus sécuritaires. Ainsi, le
Brésil a dû faire
face à un afflux de capitaux qui a poussé le gouvernement
à en taxer l’entrée
pour éviter une flambée du real, sans grand succès
d’ailleurs. Malgré
des taux d’intérêt proches de zéro, le Japon
voit sa monnaie monter en flèche,
bien qu’il ait dépensé 24 milliards de dollars, au
cours du mois de septembre
2010, afin de tenter de maintenir la valeur du dollar et
d’arrêter la
montée du yen. Selon les statistiques officielles, les
banques centrales de Corée du
Sud, Malaisie, Indonésie, Thaïlande et Taiwan ont
racheté près de 30 milliards
de dollars en moins d’un mois (entre le 27 septembre et le 11
octobre 2010),
afin de soutenir la devise américaine et éviter ainsi la
dépréciation de leurs
réserves en dollars et une montée de leurs propres
monnaies. En
effet, la réévaluation de leur monnaie
entraîne par voie de
conséquence une hausse des prix des produits
exportés, et tous ces pays
sont essentiellement tournés vers les marchés
étrangers (3). Ce
n’est pas tant la concurrence des manufacturiers
américains ou européens qui les inquiète que celle
de la Chine qui, à son tour,
manipule les taux de change de sa monnaie pour la maintenir à un
bas niveau et se protéger de ses concurrents. 1.2
Paradis fiscaux et produits dérivés Les capitalistes
modernes, maîtres d’une économie qu’on
pourrait penser dématérialisée, sont
ainsi emprisonnés dans une
spirale de crises économiques à répétition
n’offrant aucune solution, d’autant
plus que la moitié des flux financiers
internationaux sont invisibles, non taxables, non imposables, non
contrôlables. Ils transitent via des paradis fiscaux (Bermudes,
Caïmans,
Barbade, Seychelles, Monaco, Macao, etc.).
Ce stratagème permet à ces capitalistes financiers de se
soustraire aux taxes,
aux impôts et aux autres redevances fiscales de leur pays
respectif. On
comprend maintenant pourquoi chacun d’entre nous doit payer plus
de taxes et
d’impôts à la place de tous ceux-là
qui n’en payent pas. Ces derniers
bénéficient de surcroît d’un «
congé »
législatif et juridique. En
effet, à partir de ces paradis, tout leur est permis, y
compris de blanchir l’argent sale et de le mêler aux
capitaux licites dérobés au fisc et aux appareils juridiques. Cette situation provoque des
contradictions au sein du
camp “capitaliste” : ceux qui se
soumettent aux règles fiscales et judiciaires acceptent mal la
concurrence
déloyale de ceux qui s’y soustraient dans ces États
de complaisance. Il faut savoir qu’une grande part
de ces flux financiers concernent
des produits dérivés constitués de CDS (Credit
Default Swap), des dettes
(créances), souvent non solvables, que des assureurs
obligataires garantissent
et transforment en titres financiers selon le principe d’une
pyramide de Ponzi (**). En
effet, des dettes, souvent non solvables, deviennent ainsi du
crédit, de
l’argent fantôme! Ces produits financiers
dérivés totalisaient 690 000
milliards de dollars au début de l’année 2008 et
444 000 milliards de dollars
en 2009. Cette diminution a reflété le retrait de
nombreuses banques
européennes et asiatiques qui entendent
se
dégager peu à peu de ces produits spéculatifs
sulfureux; alors que les banques
américaines, dont quatre des plus grandes (JP Morgan, Bank of
America, Citibank
et Goldman Sachs), continuent à spéculer sur cette
monnaie virtuelle,
engrangeant 211 850 milliards de dollars de ces actifs de
« Monopoly », soit presque 3,7 fois le PIB
(Produit intérieur brut)
de tous les pays de la planète (4). Force est de constater que le rôle
du dollar comme monnaie de réserve
pour les échanges internationaux tire à sa fin. À
telle enseigne que récemment la
Chine et la Russie se sont mises d’accord pour utiliser leur
monnaie
respective au lieu du dollar dans leurs transactions commerciales
bilatérales.
Auparavant la Chine avait conclu le même accord avec le
Brésil. L’Inde se
prépare à faire de même. Dès que les pays de
l’OPEP cesseront d’utiliser le
dollar pour le commerce du pétrole, c’en sera fini de
l’hégémonie du dollar
(5). Retenons bien cette dernière
observation, car elle nous permettra de
mieux comprendre la politique américaine vis-à-vis de
l’Iran. Tous ces pays tentent
d’échapper au carcan du dollar. En effet ils se
font escroquer deux fois par les Américains : en
dévaluant son dollar d’une
part, le gouvernement étatsunien déprécie les
réserves de dollars de ses
concurrents, devise qu’il leur a pourtant imposée lors des
accords de Bretton
Woods (6); d’autre part, il
déprécie également la valeur des
obligations gouvernementales qu’il leur a vendues. La Chine et le
Japon
détiennent de très importantes réserves de
« débentures »
américaines libellées en dollars. Il en est de même
pour les pays exportateurs
de pétrole dont l’Iran. À la mi-2009, les
banques centrales des pays créditeurs des É-U
détenaient un montant astronomique de 4.000 milliards de
dollars en bons du Trésor américain. Le Président
russe Dimitri Medvedev a
alors insisté sur le fait qu’il était temps de
mettre fin au système unipolaire
artificiellement maintenu et basé sur « une
devise de réserve qui avait été forte dans le
passé » (7). C’est cette gabegie que le
président du Fonds monétaire international
appelle « La
guerre des monnaies ».
Suite à la grande dépression des années trente,
les pays impérialistes s’étaient lancés dans
une telle guerre des monnaies qui
a abouti à la Deuxième guerre mondiale. Nous
prépare-t-on une
Troisième guerre mondiale ?
![]()
Comment et
pourquoi cette « guerre des monnaies »? Pour comprendre,
examinons la crise de l’euro. Depuis un an
l’Union européenne est ébranlée par la crise
de sa
monnaie. La guerre de l’euro a débuté par
l’attaque concertée des agences de
notation américaines Standard & Poor’s, Moody’s
et Fitch Ratings contre
notamment la Grèce,
l’Irlande et le Portugal;
l’Espagne devrait suivre incessamment. L’abaissement
des cotes de crédit de ces pays par ces
agences étasuniennes les a
relégués dans la catégorie des investissements
spéculatifs, ce qui a augmenté considérablement le
coût de leurs emprunts sur
les marchés obligataires. Comme ces pays sont déjà
lourdement endettés, une hausse de
trois ou de quatre
points du coût de leurs emprunts a fait bondir leur service de la
dette déjà surchargé et a réduit
considérablement
les sommes disponibles pour les services de santé,
d’éducation et le reste,
d’où les mesures d’austérité qui leur
sont imposées par
l’Union européenne et par le FMI. Cette attaque
des agences de notation a été appuyée,
selon le professeur Paye, par l’appareil d’État
américain qui a relayé les
déclarations alarmistes du conseiller économique du
président Obama, Paul
Volcker, lequel a suggéré une future
désintégration de la zone euro. Pourtant, les
États-Unis sont, toute chose étant égale
par ailleurs, aussi endettés que ces pays mis
au pilori par les banquiers. Cette offensive
contre l’euro visait à ramener aux
États-Unis les capitaux étrangers qui avaient
commencé à fuir l’ombrelle du dollar
pour se réfugier sous le parapluie de l’euro.
Ces capitaux étrangers sont nécessaires à la
couverture du déficit de la balance
financière (entrée
moins sortie des
argents et des valeurs des États-Unis – 398
milliards de dollars en 2009), déficit qui s’ajoute au
colossal déficit de la balance commerciale
(achat moins vente de marchandises et de services – 990 milliards
en 2009)
lequel s’ajoute à une partie du déficit
budgétaire des gouvernements américains
(– 1 409 milliards de dollars en 2009 pour
l’État fédéral seulement) (8).
L’objectif
américain pour l’ensemble de cette opération
de déstabilisation de l’euro est de créer les
conditions pour une intégration
du marché commun européen (UE) au marché commun
nord américain (ALENA) en un
très vaste bloc transatlantique, d’ailleurs prévu,
après un vote du Parlement
européen, à l’horizon 2015. Les États-Unis envisagent-ils le retrait de l’euro et son
remplacement par
le dollar pour l’ensemble de la zone
transatlantique? La chose
est possible. Il s’agirait
alors de renflouer le dollar
ou la « nouvelle monnaie commune » pour la
maintenir en tant que devise de réserve
internationale. Pour ma part je
crois plutôt que la tactique américaine
est d’attacher solidement l’économie nord
américaine à l’économie européenne,
sans toutefois se défaire
de l’euro,
de façon qu’une attaque contre le dollar déclenche
une réaction
américano-européenne sur tous les marchés. Cette
option est préférable pour les banquiers américains qui
ne souhaitent pas partager
la gestion de leur monnaie avec Bruxelles. L’économiste Jean-Claude
Paye décrit ainsi le but de
l’opération de sauvetage de l’euro
: « L’enjeu fondamental, en mettant la pression sur la
monnaie commune, est de
faire payer la crise aux salariés et ainsi d’effectuer un
gigantesque transfert
de revenus des ménages vers les entreprises, principalement les
institutions
financières. (…) La politique budgétaire de
diminution accélérée des déficits
des États causée par leurs déboursés en
faveur des banques et des entreprises,
va se faire au détriment du pouvoir d’achat des
populations européennes et ne
peut se faire sans une récession économique» (9). 1.4
Le transfert L’idée
du transfert consiste à
rejeter le coût de la crise
sur le dos de la population en réduisant les dépenses
des ménages et les dépenses gouvernementales
affectées à la reproduction de
la force de travail (école, soins de santé,
médicaments, services sociaux,
services municipaux, loisirs et culture). Les sommes ainsi
« économisées »
seront versées, via le service de la dette et les subventions
directes, au
grand capital spéculatif, aux entreprises, et surtout aux
banquiers, comme l’a
souligné Marc Fiorentino (10). C’est
ce phénomène que l’économiste Paye appelle
le transfert d’immenses
sommes d’argent des ménages vers les entreprises (11). Mais
cette pseudo solution ne sera pas viable à moyen
terme et ses limites sont déjà perceptibles. Les
mouvements sociaux qui
s’annoncent, et dont la population grecque nous a donné un
avant goût en
décembre dernier, sont les signes précurseurs de
l’irréalisme d’une telle
politique. Explicitons maintenant la
mécanique de ce transfert. Le prix d’une marchandise
correspond à la somme des
facteurs de production auxquels s’ajoute la plus-value produite
par les travailleurs
et source unique de profit. Une façon de contrer la baisse
tendancielle des
taux de profit est de réduire les coûts du facteur de
production appelé main-d’œuvre,
en d’autres termes de réduire le coût de
reproduction de la force de travail.
C’est la raison pour laquelle on observe un parfait consensus
chez les
capitalistes internationaux pour inciter leurs gouvernements à
réduire les
dépenses en éducation, en santé, en services
sociaux, en culture et en loisir
et à attaquer les régimes de retraite des travailleurs
(qui est en fait une attaque contre les salaires) ces
fonds que les travailleurs ont mis de côté pour assurer
leurs vieux jours. Si
en Europe on tente de réduire la part du capital social
attribué à la survie
des travailleurs et des travailleuses à l’étape de
la retraite, aux États-Unis les
régimes de retraite des travailleurs, gérés par
les capitalistes financiers à
travers d’immenses trusts auxquels participent les bureaucrates
syndicaux,
menacent tout simplement de déclarer faillite si les
travailleurs n’acceptent
pas de consacrer une part plus importante de leur revenu salarial pour
soutenir
leurs investissements spéculatifs plus qu’hasardeux et la
spoliation de ces
caisses de retraite en banqueroute (12). Au Québec, l’ex-ministre
libéral Castonguay, devenu conseiller
financier, propose de créer un fonds de retraite étatique
auquel seuls les
travailleurs qui n’ont pas encore de régime de retraite
privé contribueraient
de leurs deniers, faisant épargner toute contribution aux
employeurs richissimes,
la gestion de ce fonds serait remise aux banquiers et aux trusts
financiers. De par le monde, les méthodes
pour pressurer les ouvriers et les
ouvrières et pour réduire
leur pouvoir
d’achat sont multiples mais elles poursuivent toutes un but
unique, réduire la
part du capital social consacré à la reproduction de la
force de travail. Les
exigences de hausses des cotisations de retraite aussi bien que les
coupures
dans les régimes de retraite et l’augmentation du nombre
d’années de travail
requis pour obtenir une pension complète visent à
maintenir ces ouvriers sur le
marché du travail afin notamment d’accroître la
concurrence entre les travailleurs
et ainsi réduire la pression à la hausse sur les salaires
que crée la pénurie
de main-d’œuvre. Les mesures de gestion des flux
d’immigration – émigration
complètent cette stratégie de gestion de la
main-d’œuvre afin de s’assurer que
le coût de la force de travail (salaires et
bénéfices marginaux comprenant les
retraites) et le coût de reproduction de la force de
travail (éducation,
santé, bien-être et loisir) soient réduits à
leur minimum. Phénomène étonnant,
les taux de chômages élevés pourraient laisser
croire que la main-d’œuvre est en surabondance alors
qu’en réalité la main-d’œuvre
qualifiée est une denrée rare et donc coûteuse. Le
système capitaliste n’a
jamais su planifier adéquatement le développement de la
main-d’œuvre parce
qu’il est impossible dans ce système anarchique de
développement économique
d’anticiper quels secteurs
économiques
seront les plus profitables pour le grand capital dans les
années à venir.
L’armée de réserve des travailleurs est donc sans
cesse transférée d’un secteur
industriel et commercial à un autre. Comme
un malheur ne survient jamais seul, ces compressions
relatives des salaires et des
bénéfices marginaux – en définitive des
dépenses
des ménages et des déboursés gouvernementaux en
biens et en services – entraînent
une contraction de la demande intérieure à laquelle le capital n’a
pas
d’autre moyen de répondre que de tenter
d’accroître ses parts de marchés
extérieurs. Afin d’être concurrentiels sur ces
marchés extérieurs les
capitalistes doivent réduire davantage les coûts de
main-d’œuvre et stabiliser
le taux de change de leur monnaie. C’est ce que l’on
appelle la spirale de la
misère, la spirale déflationniste,
qui succède très souvent à une spirale
inflationniste. Comme ce processus a
cours dans plusieurs pays capitalistes à la fois, ce sont des
centaines
d’entreprises qui se retrouvent en concurrence féroce pour
s’accaparer des
marchés de plus en plus éloignés et exigus (13).
Les
États-Unis font des remontrances à la Chine et
prétendent qu’elle devrait réévaluer sa
monnaie afin de renchérir le prix de
ses produits et permettre une relance de l’industrie
américaine. Dans une
lettre envoyée au vice-Premier ministre
Wang Qishan (avant la visite du président chinois Hu Jintao aux
États-Unis
prévue en janvier 2011), 32 sénateurs américains
ont déclaré qu’il était
« impératif » que les deux pays
« travaillent ensemble de
manière constructive ». « Nous demandons
à la Chine de prouver son
engagement à adopter un taux de change déterminé
par le marché en laissant sa
monnaie s’apprécier de manière significative avant
la visite du président
Hu », ont écrit les sénateurs
américains (14). Il faut
plutôt comprendre que cette prise de position
des sénateurs est une fumisterie destinée à
tromper les travailleurs américains
qui souffrent de la délocalisation de leurs usines, voulue par les
capitalistes américains que représentent ces 32
sénateurs ? Les entreprises
occidentales sont justement celles qui
ont délocalisé leurs usines des
États-Unis, du Canada, d’Europe occidentale en partie vers
l’Europe
orientale et les pays baltes, et en partie
vers la Chine et
vers l’Inde (informatique, pharmaceutique, etc.); alors elles ne
souhaitent
certainement pas nuire au développement de leurs filiales
étrangères et leur
couper
l’accès aux marchés occidentaux qu’elles
desservent désormais à partir de la Chine notamment. En
2010, la Chine a
connu une hausse importante de ses exportations et ce sont les
sociétés à capitaux étrangers qui furent la
principale source de l’excédent
commercial, ont indiqué les douanes chinoises, précisant
que sur les 11
premiers mois de l’année, elles ont compté pour
112,5 milliards de dollars sur
un excédent total de 170,4 milliards de USD (15). L’effet
pervers qu’aurait la réévaluation du yuan
chinois serait d’augmenter le prix des millions de produits,
babioles et
vêtements importés de Chine. Ce sont donc les
consommateurs américains,
européens, canadiens et australiens qui en
définitive paieraient le prix
de cette hausse de la valeur du yuan. De toute
façon, un renchérissement du yuan
n’entraînerait pas une hausse significative des ventes des
entreprises
américaines, car dans la plupart des cas les moyens de
production ont été
détruits lors de la délocalisation
des usines vers la Chine, l’Inde, le VietNam ou les Philippines.
À titre
d’exemple, l’usine de la General Motors en banlieue de
Montréal a été démantelée
lors de sa délocalisation; on ne reconstruit pas rapidement une
usine de
montage d’automobiles et toutes les entreprises
sous-traitantes qui en dépendent. La
délocalisation
a entraîné une baisse dramatique des
effectifs industriels dans la population active américaine qui
est passée de
32,6% en 1974 à 18 % environ en 2009. Avec un PIB de 14 600
milliards de dollars,
l’industrie américaine ne représente plus que 2 993
milliards de dollars (20%
du total) dont la majeure partie dépend de l’industrie de
l’armement (30% des
exportations mondiales). La consommation représente 70 % du PIB
Américain. Les
USA ne produisent pas, ils consomment. Les États-Unis sont de
moins en moins un
pays industriel et de plus en plus un État parasitaire et prédateur
spécialisé
dans la consommation de masse de produits importés
achetés à crédit, en quelque
sorte la Rome dégénérée des temps modernes. De plus, un
renchérissement de 10 % ou de 15 % du prix des
produits chinois ne serait pas suffisant pour permettre aux entreprises
occidentales de concurrencer la Chine. Il faudrait une hausse de
probablement
25 ou 50 % des prix pour que les usines canadiennes, américaines
ou françaises
puissent produire à meilleur marché. Par contre, suite
à une telle hausse de
prix les dragons asiatiques et
l’Inde seraient à même
de s’emparer des marchés et d’y malmener leurs
concurrents chinois. On le voit,
les guerres commerciales inter impérialistes sont féroces
et perpétuelles. Si les
grands capitalistes internationaux font consensus pour rejeter le
fardeau de la
crise sur le dos des travailleurs, en revanche, ils se déchirent
comme des
chiffonniers pour s’approprier les ressources naturelles et les
marchés. Ce refus de
réévaluer sa monnaie semble étrange de la
part de la Chine. Ses coûts de production sont si bas
qu’elle pourrait hausser
ses prix de dix ou de quinze pour cent sans perdre ses marchés
étrangers au
profit de l’Inde ou d’autres pays asiatiques. Alors
pourquoi ne réévalue-t-elle
pas sa monnaie pour empocher ce bénéfice facile ?
C’est que les impérialistes
chinois sont de fins renards. Cette hausse de prix entraînerait
une baisse de
la demande pour les produits chinois de la part des consommateurs
pauvres que
desservent tous les Walmart de ce monde (70 % de tout ce que vend cette
chaîne
américaine, première entreprise mondiale, provient de
Chine) et provoquerait
une spirale inflationniste catastrophique dans les pays importateurs.
Étant
donné que 80 % des ménages occidentaux sont
déjà très lourdement endettés,
une soudaine hausse des prix entraînerait le défaut de
paiement et la faillite
personnelle de nombreux consommateurs comme
ce fut le cas en 2008 aux États-Unis
lors du crash de l’immobilier, une crise dont
l’économie mondiale ne s’est pas
encore remise (16). L’intérêt
présent de la Chine est de résister à la
cupidité des multinationales occidentales installées sur
son sol et de
maintenir le pouvoir d’achat des consommateurs occidentaux en
attendant qu’elle
ait développé son marché intérieur et conquis les marchés africain et sud
américain et consolidé ses
positions sur les marchés occidentaux. Le gouvernement chinois
vient d’annoncer
1 500 milliards de dollars d’investissement afin de
développer de nouveaux
secteurs de production. C’est donc la Chine qui
présentement jugule les
poussées inflationnistes sur les marchés occidentaux.
Quand le temps sera venu,
les capitalistes chinois passeront à la caisse, et alors les
temps seront très
difficiles pour leurs concurrents occidentaux. C’est alors que la
bourgeoisie
nous serinera à l’oreille le chant raciste et
sinophobe de la guerre
impérialiste contre les Chinois, contre les Coréens et
contre tous ces « jaunes
hypocrites » qui appauvrissent « nos » misérables riches. Notez que
l’écart entre ces
« misérables » riches
et les pauvres s’élargit constamment en Occident où
la classe dite « moyenne »
est en cours de paupérisation. Aux États-Unis, un pour
cent (1%) des ménages
les plus riches possèdent 33 % du patrimoine national
américain alors que 50%
des ménages les plus pauvres contrôlent, tous ensemble,
aussi peu que 2,8 % de
l’ensemble du patrimoine national américain (2001).
Présenté autrement ceci
signifie que 160 millions d’américains possèdent
tous ensemble 2,8 % de la
richesse nationale et 3,2 millions d’américains
possèdent eux 33 % de la
richesse nationale américaine. La concentration de la richesse
entre les mains
d’une poignée d’oligarques ne fait que
s’accentuer et il en est ainsi dans tous
les pays capitalistes. Les riches s’attribuent des salaires
invraisemblables
(des millions de dollars annuellement) tandis qu’ils exigent des
« sacrifices » des travailleurs pour maintenir
leurs emplois. Lors
d’une éventuelle prochaine guerre à finir entre les
deux blocs (transatlantique
vis-à-vis asiatique), les 3,2 millions de riches exigeront des
160 millions de
pauvres américains d’aller mourir sur les champs de
batailles pour maintenir
leur richesse et s’emparer des richesses et des marchés
chinois et de d’autres
pays. Cette délitions de
l’économie capitaliste mondiale n’est
pas un phénomène volontaire, planifié ou
organisé par une main mystérieuse et
maléfique mais un processus rigoureusement naturel,
intrinsèque au système de
production et de propriété privé capitaliste
anarchique de production et des
rapports de production. Ne cherchez pas le Grand Orient – Franc
maçon – ou le
conseil d’administration de l’exploitation capitaliste
responsable de ces
crises répétées et inéluctables, elles sont
inscrites dans les
« gênes » du système
impérialiste.
2. La guerre contre
l’Iran
Carte du Golfe Persique
Carte du relief et des frontières ![]() ![]() pakistanaises
pourtant grandement menacées par l’instabilité de
ce gouvernement moribond. Les
États-Unis ne se sont pas préoccupés du
nucléaire iranien quand le Shah était
au pouvoir à Téhéran et qu’il avait
placé le pétrole iranien sous contrôle
américain. Les États-Unis se sont
préoccupés du nucléaire iranien quand l’Iran
a réuni, il y a quelques années, une dizaine de pays
exportateurs de pétrole et
de gaz ainsi que quelques clients, dont la Chine et quelques pays
membres de
l’Organisation de Coopération de Shanghai et qu’elle
leur a proposé de transiger les hydrocarbures en se servant
d’un panier de devises duquel serait
exclu le dollar de plus en plus problématique. Tel que
souligné précédemment, le jour où les pays
exportateurs de pétrole
abandonneront le dollar comme devise pour leur commerce marquera la fin
de la
suprématie du dollar et la fin de
l’hégémonie financière des États-Unis
d’Amérique. Barak Obama l’a réaffirmé
devant le Congrès américain à l’occasion
du premier anniversaire de son intronisation « Je ne
laisserai pas les
États-Unis devenir la seconde puissance mondiale ». Voilà
pourquoi la superpuissance déclinante se préoccupe
tellement de l’Iran et ce
pour quoi elle a lancé son Pitbull israélien sur la piste
du nucléaire iranien.
Les États-Unis possèdent quelques milliers d’ogives
nucléaires de nouvelle
génération extrêmement performantes et
destructrices. La première bombe
iranienne, de première génération, fait bien rire
les stratèges du Pentagone. Jamais
on ne les entendra rire cependant; il
faut un prétexte sérieux pour fermer le Golfe persique
à la navigation
internationale. 2.2 Rétablir
l’hégémonie
du dollar
Il est
fort probable que ce remède drastique pour rétablir la
crédibilité du dollar et
la puissance financière américaine ne sera utilisé
qu’en dernier recours car les
conséquences seront énormes pour l’économie
mondiale ainsi que pour l’économie
des alliés de Washington (Europe et Japon). Dans la vie, les
impérialistes ne
se préoccupent que de leurs profits, pas de ceux de leurs amis. Tous les
préparatifs de guerre des différents pays du pourtour du
Golfe persique ne
visent que cet objectif. Les Américains viennent de vendre pour
125 milliards
d’armements aux pays du Golfe (excluant l’Iran
évidemment) en prévision de
cette attaque.
La
« révolution
verte » ayant tourné court, il est maintenant
évident que les politiciens
amateurs qui aspiraient à s’emparer du pouvoir en Iran,
à la faveur d’une élection
truquée, ne font pas le poids devant la confrérie des
mollahs. Le gouvernement
d’Ahmadinejad sera ébranlé mais pas
renversé. Ce ne serait pas utile de toute
façon. Au contraire, comment justifier le minage du
Détroit d’Ormuz avec un
gouvernement coopérant installé à
Téhéran ? Les
militaires israéliens hystériques continueront de
trépigner à Tel-Aviv, ils ne
seront pourtant pas autorisés à attaquer, histoire de ne
pas froisser la
susceptibilité des princes arabes qui, tout en demeurant
alliés des Américains,
subiront tous les inconvénients de leur tactique militaire
(arrêt temporaire de
leurs exportations). L’armée israélienne aura pour
mission d’attaquer le Hamas
à Gaza et le Hezbollah au Sud Liban; ils s’y
préparent déjà. Les troupes
israéliennes parviendront à détruire les
infrastructures et à assassiner des
milliers de civils libanais et gazaouis, mais ils ne parviendront pas
à
éradiquer le Hamas et encore moins le Hezbollah qui pourrait
bien infliger un
troisième revers consécutif à l’armée
sioniste (18).
À tour de rôle les
généraux de
l’OTAN l’ont admis : ils ne gagneront jamais leur
guerre afghane, pas plus
que les Russes n’ont gagné la leur. Alors pourquoi cette
intensification des
bombardements et bientôt ces 30 000 soldats
américains supplémentaires
dans une guerre perdue d’avance ? Les Américains
n’occupent pas ce pays des plus pauvres de la
planète pour s’emparer de
ses richesses naturelles (mis à part le pavot); ce n’est
pas non plus pour y
chasser la centaine de survivants d’Al Qaida que le Pentagone
sait avoir décimés
depuis longtemps; ce n’est pas non plus pour enfoncer les
principes de la
démocratie en mettant du plomb dans la cervelle des Afghans.
Alors pourquoi
toutes ces dépenses pour massacrer un peuple pauvre,
analphabète, jouissant de
l’espérance de vie parmi les plus courtes de la
planète (45 ans) ? Notre
hypothèse, c’est qu’ils se
préparent en vue d’espionner
et d’agresser
les principaux protagonistes de l’Organisation
de coopération de Shanghai (Chine, Russie). À cette fin,
ils ont besoin des
talibans « modérés », ceux qui
acceptent de négocier, qui seront
contraints d’accepter l’établissement dans leur pays
de quelques bases militaires
secrètes de l’OTAN. Quand les résistants afghans
« modérés » auront
accepté ces conditions,
le pauvre
Karzaï, s’il est toujours vivant, leur sera
abandonné. Mais la partie n’est pas
jouée pour autant, car les talibans sont en position de force et
ne sont pas
disposés à négocier. Il y a encore fort à
faire pour les armées de l’OTAN pour
les forcer à négocier (22). Grâce à
ces bases militaires à partir du territoire afghan, des
commandos américains pourront
mener des raids secrets vers l’Ouzbékistan, le
Turkménistan et vers le Kazakhstan
afin de dynamiter les oléoducs que la Chine a déjà
fait construire en prévision
de cette guerre afin de maintenir ses approvisionnements en gaz et en
pétrole
russe, kazak et iranien. Il n’est pas
question que la Chine obtienne par voie terrestre ce qui lui aura
été refusé
par la mer.
Il ne
sera même plus utile d’exhiber l’épouvantail
de l’oppression de la femme
iranienne (« Jamais sans ma fille »), irakienne,
pakistanaise ou
afghane (« retirer cette burqa que je ne saurais
voir ») à moins que
certaines ONG féministes estiment qu’elles peuvent
collecter quelques deniers
supplémentaires avant de plier bagage devant la colère
populaire des mères amères.
Ce qu’elles attendent, ces femmes afghanes, pakistanaises,
irakiennes et
iraniennes, ce n’est pas l’aumône de ces ONG, ou
qu’elles reconstruisent ce que
les armées détruisent, mais que chacune d’entre
elles retourne dans son pays
d’origine arrêter le bras séculier de leur
gouvernement. Il est
vrai que l’Alliance de Shanghai a
refusé la demande d’adhésion iranienne afin de ne
pas se retrouver en situation
d’avoir à défendre l’Iran lors de
l’attaque américaine. Le bloc asiatique n’est pas
encore préparé à engager le conflit
ultime avec le bloc transatlantique.
Ceux qui
doutent de l’alliance entre Pékin, Moscou et
Téhéran, suite à l’annulation par
la Russie de la livraison du système antimissile S-300 à
l’Iran, découvriront,
le jour de l’attaque, que l’Iran possède des
systèmes S-300 ou l’équivalent.
Wikileaks nous a appris que la Russie avait troqué les
systèmes S-300 destinés
à l’Iran contre l’accès à la
technologie des drones américano-israéliens. Cependant,
la Russie n’a jamais déclaré qu’elle
n’aiderait pas l’Iran à se défendre.
Qu’adviendra-t-il
suite à ce « désastre » iranien ?
Des milliers de morts civils en
Iran, à Gaza, au Liban, des pays ravagés, détruits
en partie mais pas domptés
pour autant. On peut penser que les capacités
d’exploitation et de raffinage de
l’Iran seront réduites à néant pour quelque
temps. Le dollar sera réévalué et
il aura repris momentanément la première place comme
monnaie de réserve, les
autres monnaies auront été dévaluées et les
devises du monde entier seront
retournées enrichir les financiers de Wall Street. Les
populations qui auront
fait les frais de cette guerre de rapine, de ce conflit du
pétrole et de cette
crise économique prendront quelques années à
s’en relever.
Dans la
mesure où les capacités économiques et
industrielles de la superpuissance
chinoise et de son allié russe n’auront pas
été affectées durablement, rien ne
sera joué pour autant. L’axe
Pékin-Moscou-Téhéran se sera raffermi et le bloc
asiatique – Alliance de coopération de
Shanghai – sera prêt à
affronter à
nouveau le bloc transatlantique dans une
ronde subséquente pour le partage des ressources naturelles et
des marchés
mondiaux. Les
propriétaires des moyens de production (usines, transports,
ressources naturelles,
services), les banquiers et les financiers, les spéculateurs et
les tondeurs de
coupons richissimes ne peuvent plus accepter aujourd’hui ce
qu’ils ont dû
concéder hier. La situation économique et politique
n’est plus la même, l’empire
est en déclin et l’ennemi impérialiste
étranger est à l’intérieur de la
cité.
Branle-bas de combat. La guerre des monnaies annonce la guerre des
blocs,
et les peuples du monde feront les frais de cette guerre
interimpérialiste à
moins que les sautes « d’humeur »
populaires, les combats sur le
front économiques pour la défense du pouvoir
d’achat ne se transforment en
révolte politique consciente. L’impérialisme,
c’est la guerre, disait un homme
célèbre. La résistance est la seule protection du
peuple, disait un autre. ____________________________________ * Il
va de soi que nous sommes sortis du “capitalisme” primitif,
concurrentiel, tel
que Marx et Engels en ont effectué l’analyse et la
critique: il s’agit d’une
forme mutante et tératologique du capitalisme d’antan (qui
fut d’abord un
capitalisme patrimonial), à savoir un anarchocapitalisme
d’actionnariat,
oligarchique, intégré (capital industriel et capital
bancaire) et internationaliste
en phase impérialiste. **
Une telle pratique financière
est basée sur le principe de la pyramide, le spéculateur
financier devant sans
cesse trouver un plus grand nombre de nouveaux investisseurs
spéculateurs dont
l’argent lui sert à payer les intérêts des
spéculateurs précédents jusqu'à ce
que la pyramide s’écroule faute de nouveaux investisseurs
spéculateurs (23).
(2) Laurent
L. Jacque. Guerre des monnaies, mythes et
réalités.
1.12.2010. http://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/JACQUE/19920 (3) Barry
Grey. La Réserve fédérale
américaine attise une guerre monétaire mondiale.
10.11.2010. http://www.wsws.org/francais/News/2010/nov2010/mone-n10.shtml (4) Mecanopolis.
La disparition des États-Unis en tant que
superpuissance mondiale.
12.12.2010. http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049
(5) Gilles
Bonafi. Crise systémique : l’heure de
vérité approche. 10.12.2010. http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4851
(6)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods
(7)
Paul Craig Roberts. Le
déclin de l’empire américain : la Chine et la
Russie larguent le dollar US.
7.12.2010. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22308 (8) La balance commerciale
des biens et services reflète la différence
entre les exportations de biens et services et les importations de
biens et
services, exprimée en pourcentage du PIB. Une balance positive
indique que les
exportations dépassent en valeur les importations
(excédent commercial). Une
balance négative indique au contraire que les importations
dépassent en valeur
les exportations (déficit commercial). La statistique met en
relation ce solde
avec la taille de l'activité économique (PIB).
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=USA&codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&codeStat2=x (9) Jean-Claude Paye.
Attaque contre l’euro et
démantèlement de
l’Union Européenne. 6.7.2010. http://www.voltairenet.org/article166199.html (10) Marc Fiorentino. Les contribuables
européens vont payer des dizaines de milliards d’euros
pour recapitaliser la Banque
Centrale Européenne. 14.12.2010. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111629
(11) Jean-Claude
Paye. Attaque contre l’euro et
démantèlement de
l’Union Européenne. 6.7.2010. http://www.voltairenet.org/article166199.html (12) 1000
milliards de dollars – le
discret fiasco des fonds de retraite US.
http://mai68.org/spip/spip.php?article1976
(13) Jacques Adda. Les
leçons de la déflation japonaise. 1.12.2008. http://www.alternatives-economiques.fr/les-lecons-de-la-deflation-japonaise_fr_art_801_40862.html (14) AFP. Chine :
boom du commerce
extérieur avant des discussions avec Washington. 11.12.2010.
http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/ (15)
AFP. Chine : boom du commerce
extérieur
avant des discussions avec Washington. 11.12.2010. http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/
(16)
Radio-Canada. Le Canada parmi les plus
endettés.
17.11.2010. http://finances.ca.msn.com/actualites/rc-article.aspx?cp-documentid=26411090 et http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22728
(17) Wikipedia. Cartes
de l’Iran. http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Iran_topo-fr.jpg
(18) Al-Manar
TV. On nous a offert d’acheter les documents de
l’enquête internationale ! 15.12.2010.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166129&language=fr
(19) Robert
Bibeau. Une attaque imminente contre le Pakistan et
l’Afghanistan. 24.06.2010.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19887 (20) Wikipedia.
Cartes du Pakistan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_tribales_%28Pakistan%29
(21) Marc
Lemaire. Revue de presse sur le Pakistan. 20.12.2010. http://www.robertbibeau.ca/palestine/pakistan.doc
(22) Le
Monde. Des
experts internationaux appellent Obama à négocier avec
les talibans.
11.12.2010. http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/11/des-experts-internationaux-appellent-obama-a-negocier-avec-les-talibans_3210_60_44031772.html (23) L.D. Pyramide
de Ponzi. 21.2.2009. http://www.pause.pquebec.com/sujet/pyramide-de-ponzi.htm |