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LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN VACILLE-T-IL ? RÉORIENTATION DE LA MISSION STRATÉGIQUE DE LA BASE ISRAÉLIENNE AU PROCHE-ORIENT Robertbibeau@hotmail.com 21/03/2009 |
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M. John J. Mearsheimer propose un article dans London Review of Books, Numéro du 26 Mars 2009, intitulé «The Lobby Falters» ou «Le lobby vacille».
On peut lire l'article original à cette adresse : http://www.lrb.co.uk/v31/n06/mear01_.html Et sa traduction française à cette adresse : http://www.silviacattori.net/article770.html
Il y a effectivement des contradictions au sein du
camp impérilaiste américain. Ces contradictions portent sur le rôle que devrait
jouer leur satellite (Israël) 51 em état de l'Union et plus grande base
militaire à l'étranger.
Il y a ceux comme l'AIPAC et
autres supporteurs aveugles qui disent «Continuons comme avant
et maintenons le cap tactique et stratégique». Il
n'y a aucune raison de changer la vocation stratégique de notre
base militaire israélienne pensent-ils contre toute évidence.
Il y a ceux qui pensent que l'ancienne vocation de gendarme et de réalisateur de basses oeuvres d'attaques et d'agressions ne tient plus et qu'il faut changer la vocation de cet état paria pour le réaligner vers des objectifs plus réalistes. Pourquoi ?
1) L'armée
israélienne ne parvient plus à faire son travail de
gendarme dans cedtte région du monde. Elle n'a pas
été capable d'écraser définitivement le
Hamas et d'établir le Fatah à Gaza malgré
l'aide des collaborateurs du Fatah pour identifier les cibles.
2) Elle n'a pas
été capable en juillet 2006 d'écraser le Hezbollah
au Sud Liban. Pire, dans ce cas l'armée israélienne
a dû battre en retraite devant un groupe de résistance
faiblement armé en comparaison de la puissance de feu
israélienne. L'armée israélienne a dûe
se contenter de massacrer des civils comme à Gaza et de
répandre des bombes à sous munition et des déchets
radioactifs, sans oublier les bombes aux phosphores. Bref,
de se comporter comme une bande de larrons criminels de guerre.
3) Les américains n'ont
pas confiance que l'aviation israélienne serait capable
d'écraser l'Iran et de détruire ses centres de
productions d'énergies nucléaires civils sans
déclancher en réaction un tsunami politique et militaire
dans toute cette région du globe.
4) Les américains en personne ont échoué en Irak
et les israéliens ne peuvent rien pour renverser cette situation où l'armée US va se
retirer dans la honte n'ayant rien accomplit que de se discréditer et
de s'endetter lourdement alors que la super puissance vogue vers la faillite économique.
5) Même constat en
Afghanistan ou avant de se retirer dans le déshonneur les
américains et leurs alliés de l'OTAN tentent un sursaut
d'honneur espérant «retarder» l'offensive Talibane.
Qu'est-ce qu'Israël peut faire pour changer le cours de cette
guerre perdue d'avance en Afghanistan? Rien.
Bref, un 51 em état coûteux, une immense base militaire
coûteuse, ayant des objectifs stratégiques qui pouvaient avoir une certaine
crédibilité il y a vingt ans mais qui ne soutiennent absolument pas l'analyse
aujourd'hui. Et cette mission stratégique, telle que comprise en Israël et que
les israéliens les plus réactionnaires tentent toujours de maintenir au risque
de tout faire sauter dans cette région du monde (exmple de l'agression de GAZA
et exemple de leur projet d'attaque contre l'Iran) devient dangereuse pour les
USA qui risquent d'être entrainer contre leur gré par leur allié
histérique d'extrême droite, par leur base militaire insoumise, dans une aventure
militaire incontrôlable.
Les gouvernements alliés arabes sont mis à mal et risques de ne plus contenir leurs peuples révoltés. Il est temps que ça change croient Carter et une fraction de plus en plus importante des décideurs américains. Voilà pourquoi une fraction de plus en plus
importante de l'intelligentsia et des politiciens américains commencent
à sonner l'alarme. La situation évolue rapidement et le moment approche ou
Obama et son état major trouveront le courage d'imposer un nouveau rôle
stratégique à Israël plus conforme à ses moyens tactiques et militaires et toujours en
soutien à la politique impérialiste américaine dans cette région du
monde. L'incident Freeman n'est qu'un épisode relativement mineur dans ce réorientation stratégique.
Il n'y a là rien de rassurant et
rien de particulièrement salvateur pour les peuples arabes et
pour le peuple Palestinien qui se retrouvera sous peu devant la
perspective d'avoir à choisir entre « vivre dans une
paix relative, dans quatre ou cinq bantoustans emmurés
sous l'administration d'un gouvernement palestinien fantoche » ou
de poursuivre sa résistance sous le feu israélien,
la colonisation, l'occupation,
l'apartheid, le blocus, le MUR et les cheks points...Bref, poursuivre
la résistance amorcée il y a 61 ans ou capituler.
Freeman ne leur sera alors d'aucun secours puisque c'est cette
alternative qu'il souhaitait justement mettre en place
contrairement à
l'AIPAC qui propose de ne même pas leur offrir cette alternative
traîtresse.
Les forces de soutien aux
peuples arabes et palestiniens doivent-elles présenter M.
Charles Freeman comme un héros, ardent
défenseur du Peuple Palestinien et pour cette raison
évincé d'un poste important à l'espionnage US, ou
comme une bataille de réalignement des politiques
impérialistes américaines pour les rendre plus conformes
aux réalités du terrain dans cette région du monde
? C'est une lutte dans leur camp pour régler leurs
contradictions. Comment pourrions-nous en
bénéficier pour notre camp, celui des peuples Arabes et
Palestiniens.
Robert Bibeau
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