développement international en fad solidarité ou colonialisme ?
 
Robert Bibeau
 
RobertBibeau (@) hotmail.com




Décembre  2008



 

 






Document fait avec Nvu

Montréal refad  décembre 2008



1) Les conditions d'intégration 

2) Définir les fractures numériques

3) La théorie des trois mondes revisitée

4) Solidarité ou nouveau colonialisme ?

     Post-scriptum







1) Les conditions d'intégration des TIC en FAD.

Prémices

Faire de l'éducation une priorité de développement      (TÉLUQ).

(40 % du budget au remboursement de la dette)

Mais encore...

1) Aide à la planificationUn plan TIC.
2) Accès public aux (TIC).
3) Inclusion des compétences TIC 
4) Élaboration de contenus de qualité
5) Acquisition d’appareils et utilisation de  portails et de portfolios.
6) Mise en réseau et branchement  Internet.
7) Formation des formateurs.
8) Recherche et expériences d’intégration.
9) Développement de la FAD avec les TIC.

COUTS ????????   FINANCEMENT ????????










2) Définir les fractures numériques

Le fossé numérique = incapacité de bénéficier du «dividende numérique»



Quel "dividende numérique" ?

Chômage technique ?
Délocalisation d’entreprises ?
Spéculation boursière en ligne ?
Fraude commerciale électronique ?
Harcèlement et pourriels (spam = 85 %)

Définition: Fracture numérique = Une mesure de l’inégalité dans l’accès et dans l’usage des technologies de l’information et de la communication comme téléphone portable, ordinateur en réseau, Internet utilisable en FAD.

Problème d’accès à la technologie OU  problème de gestion et d’usage de la technologie malgré sa relative diffusion?


On constate un tassement, non dans l’accès, mais dans l’usage des technologies numériques.

« Au Québec,  ratio des postes de travail utilisés
+15 h/semaine à l'école a diminué de 60 % à 56 %. 
La moitié des appareils peu utilisée
.
L’intérêt du personnel enseignant pour la technologie informatique a fléchi au cours des années »

Critique des enseignants :  
formation inadéquate, accompagnement pédagogique et disponibilité des logiciels et des contenus insuffisant.


Mesurons les fréquences d’utilisation,
les temps d’utilisation,
les types d’utilisation et
la qualité des usages numériques.

Sinon  nous mesurerons la disparité entre une utopie cognitive (l’acquisition spontanée des connaissances par les TIC) et l’indice d’équipement numérique. 

Ne pas confondre l’objectif « apprendre à écrire », avec le moyen « apprendre à écrire à l’aide de l’ordinateur » (Charte).










3) La théorie des trois mondes revisitée


Depuis 1999, le Canada, la France, l’Italie et l’Allemagne ont glissés du premier au second monde en ce qui concerne les TIC.

La Suède, la Finlande et quelques pays nordiques restent seuls dans le premier monde.

L’ensemble du reste de la planète, plus de quatre milliards d’individus,  « végètent » dans le tiers-monde numérique.

Une mesure de la « fracture numérique ».

États-Unis = 13 %  population mondiale
États-Unis = 43 % des internautes
Afrique = 13 % pop. et 1% des internautes.
Hispanophones = anglophones
Hispanophones  =  5,4 % des  internautes Anglophones =  45 % des internautes


Si on mesure le nombre d’utilisateurs des technologies (Internet, cellulaire, etc.) par rapport au produit intérieur brut (PIB), le premier pays au monde

Palestine (indice de 7,83)
Estonie (3,81)
Taiwan (2,99) (GUICHARD, 2003)
Québec (1,50)  15 em rang mondial

Q:  Quand on mesure le nombre d’internautes ne mesure-t-on pas la richesse d’une population plutôt que ses compétences à utiliser les TIC ? 









4) Solidarité ou nouveau colonialisme ?

ALTERMONDIALISME


SO...SO...SO...si...si...si

A ) L'offre de service FAD du Nord au SUD doit répondre à une demande du SUD

Exemple : L'IRCAM

B ) Respecter les compétences et les capacités du SUD

Exemple :  l'Institut Royal de culture Amazighe

Aider à produire des contenus adaptés

C ) Encourage l'inititiative et maintien  l'autonomie du SUD

Exemple : Diffusion gratuite des contenus

D ) Offre de contenus validés de qualité et offre de diffusion de cours validés et indexés

Exemple : Canal-U
Exemple : MuREA


e) Le NORD achète les cours du SUD











Post-scriptum

La technologie ce n’est pas la panacée. « L’inclusion numérique » ne réglera pas le problème de la répartition inégale de la richesse; elle pourrait même l’accentuer.

Pas question pourtant de prêcher en faveur de la « rupture numérique ». L’accès aux technologies numériques, spécifiquement leur usage intelligent pour l’éducation des jeunes et des démunis, est souhaitable et réalisable au prix d’efforts financiers importants toutefois (750 M $ en 20 ans pour le secteur scolaire Québecois uniquement).

Les TIC ont été implantées en trois phases dans le milieu scolaire québécois


A) Phase un, la phase de démarrage dynamique requérait de nombreux ordinateurs que l'on a douze années plus tard relieés par internet .  Les activités de soutien étaient cruciaux ainsi que les cours de formation de base et le développement de didacticiels  rudimentaires.

B) Une pahse de ralentissement, de repli, de tassement a suivi.  Nous avions atteind un seuil dans la diffusion auprès des enseignants.  Les initiateurs précoces avaient tous été enrôlés et les nouvelles vagues d'utilisateurs avaient des besoins différents.


C) La phase de reprise est en cours.  Les problèmes d'usages collectifs, de soutien technique et pédagogique, d'accompagnement sont cruciaux tout comme le développement et l'implantation de services stratégiques structurants. Contenus spécialisés, portails personnalisés et portfolios numériques individualisés sont de bons exemples de ces outils logiciels qui sont maintenant requis.

Le gouvernement québécois met sur pied l’infrastructure pour le déploiement d’une administration gouvernementale en ligne en complément au programme "Villages branchés du Québec". Déjà, un certain nombre de services gouvernementaux sont accessibles à l’ensemble de la population via Internet. Ces services sont appelés à se développer. Chaque ministère et chaque agence gouvernementale a son site Web et son portail de transactions en ligne.

Le secteur de l’éducation, les commissions scolaires, les cégeps et les universités ne font pas exception et il est d'ores et déjà possible de s’inscrire à un programme universitaire en ligne et de payer ses droits de scolarité par Internet. Il sera bientôt possible de consulter ses résultats scolaires via le portail personnalisé de chacun des établissements d’enseignement.  L’utilisation du portfolio numérique et de portails personnalisés de suivi scolaire se développe rapidement.

Mettre l’accent sur les ressources humaines, la formation des maîtres, le soutien à la planification ordonnée et à l’intégration progressive, accentuant les actions stratégiques structurantes tout en soutenant l’acquisition et l’élaboration de contenus numériques qui répondent à des besoins éducatifs spécifiques. C’est ainsi que l’on développe chez les usagers une « intelligence » des ressources numériques, la seule intelligence qui vaille dans l’univers technologique.

1.  Pour assurer « l’inclusion numérique » il faut d’abord planifier le processus d’intégration.

Plus d’ordinateurs pour combattre la « fracture numérique » et favoriser « l’inclusion numérique »? ou plus de soutien, plus de formation, plus d’organisation, plus de collaboration ?


Le Web sémantique-schématique intelligent n’est pas pour demain, pas plus que l’intelligence artificielle n’a fait long feu.  Développez l’intelligence technologique de l’utilisateur, vous favoriserez « l’inclusion numérique ». C'est la différence entre « répandre » cette technologie et « intégrer » cette technologie en milieu citoyen et en milieu scolaire. 



2.
  Il faut rendre les postes de travail accessibles dans des endroits publics (écoles primaires prioritairement, centres jeunesses, centres communautaires, bibliothèques, centres de main-d’œuvre).

Au cours des années quatre-vingt-dix, le gouvernement québécois a offert une aide financière aux familles pauvres pour l'achat d’un ordinateur branché à Internet. Des milliers de foyers ont ainsi été équipés.


                  
3.  Un ordinateur non relié à Internet est comme un appareil autistique.

Le programme Villages branchés du Québec (branchement complet en décembre 2006, à haute vitesse, des écoles, municipalités, centres administratifs publics, collèges et universités). Une condition importante de « l’inclusion numérique » sera alors réalisée.



4.
  Il faut assurer la formation du personnel enseignant et des personnes-ressources qui aideront les autres à utiliser.

Ainsi, dans les années quatre-vingt-dix, des milliers d’enseignants se sont inscrits aux certificats APO des universités.  Leur niveau de compétence TIC s’est fortement amélioré.



5.  Utiliser les « logiciels libres » permet de réduire les coûts de la technologie et de développer les communautés de pratiques et les usages coopératifs, deux conditions gagnantes pour assurer « l’inclusion numérique » durable.



6. Nous avons inscrit les compétences TIC au cœur de nos programmes d’études afin de les rendre incontournables.



7.
  Nous avons érigé une structure de soutien à l’intégration didactique de ces technologies tant au primaire et secondaire qu’à l’enseignement collégial et universitaire (RECIT, Vitrine APO,  Profweb et Profetic).



8.  Nous avons soutenu une superstructure d’évaluation, d’indexation normalisée et de diffusion des contenus numériques éducatifs (GTN-Québec, CRDI, Carrefour-éducation, CCDMD, Vitrine APO et Eurêka).



9. Nous offrons grâce à la SOFAD, au Cegep@distance, et à la Télé-Université une gamme de plus en plus complète de cours en formation initiale et continue de l’ordre d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire par Internet, comprenant un outil d’enseignement en ligne, un système de gestion, d’encadrement et de suivi des élèves.
 

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